Dans une rue de Esch-Sur-Alzette.
Un bout de terre, presque une île. Une île rattachée à la terre.
Marken en janvier, le sentiment d’être à un des bouts du monde. C’était une île jusqu’en 1957, année à laquelle elle fut rattachée au continent par une digue.
A Marken en janvier, on s’y sent bien, on s’y sent au calme, loin. Il y a des habitants, que l’on imagine rudes mais discrets. Le vent froid fouette la peau, les yeux aux vents, on y regarde, entre deux maisons de pêcheur verte, les dégradés bleu du ciel et de la mer se confondent.
Pendant les grosses chutes de neiges qui sont tombées le mois dernier je me suis demandé comment rendre cette sensation d’enveloppement que provoque ce phénomène. Une chute de particule froide, en masse, dans le plus grand silence.
Voici donc l’image qui me semble retranscrire le mieux cette impression. Dans cette configuration de lumière, impossible de fixer le focus sur quoique ce soit et finalement, c’est ce qui rend le mieux l’effet d’envoutement de la neige qui tombe. J’ai redressé la balance des blancs pour que la lumière de l’éclairage public très orange tende un peu plus vers le blanc, d’où la dominante bleu dans le halo.
L’outil utilisé est comme presque toujours mon fidèle Canon EOS 7D avec un 24/70 f2.8 L.
Tyler Durden: Did you know that if you mix equal parts of gasoline and frozen orange juice concentrate you can make napalm?
Narrator: No, I did not know that; is that true?
Tyler Durden: That’s right… One could make all kinds of explosives, using simple household items.
Narrator: Really…?
Tyler Durden: If one were so inclined.
Narrator: Tyler, you are by far the most interesting single-serving friend I’ve ever met… see I have this thing: everything on a plane is single-serving…
Les choses rassurantes sont souvent sans surprises. Les chambres des Etap Hôtel sont sans surprises. Le même mobilier de la même couleur où qu’on soit. La télécommande accrochée au mur à côté du lit du bas, la moquette aux motifs corporate, le miroir avec le lavabo dans le coin. Toutes les mêmes, dans toute la France. Chambre d’hôtel de VRP en semaine, elles sont soldées pour les familles le week-end.
Louer une chambre à l’Etap Hôtel, c’est un peu comme commander un BigMac chez MacDonald : on est sûr de ce qu’on va avoir. Alors, malgré la décoration aseptisée et anonyme, j’aime bien aller à l’Etap Hôtel.
Prise sur la parvis de Notre-Dame, au Canon 1000D, Sigma 18-55 f/2.8.
Il y avait des centaines (des milliers ?) de pigeons sur le parvis et, d’un coup, sans savoir pourquoi, ils se sont tous envolés en grande nuée. Ultra-son ? Je ne sais pas, mais l’effet, mal rendu sur la photo était saisissant (j’ai déclenché un peu au hasard) .
J’avais repris mon Canon 1000D ce week-end là, je ne voulais pas m’encombrer de mon sac-à-dos et des n kilos de matériel pour nos promenades dans les rues de Paris. Je me suis dit qu’un compact-expert, voire un compact à objectif interchangeable ne serait pas une mauvaise acquisition pour pouvoir prendre des photos tout en restant très mobile.
Quelqu’un a un appareil d’une de ces catégories ? Vous en êtes content ?
Si la citation que twitte Anthony Cheylan (je suppose que c’est lui) est authentique, Reza nous dit :
“Aujourd’hui tout le monde a un stylo. Est-ce que ça a fait augmenter le nombre de grands écrivains? Non. Pour la photo, c’est pareil.”
Je sens poindre dans cette citation un brun d’élitisme, une séparation entre les Photographes avec un P majuscule et les autres.
Le stylo, comme l’appareil photo, est un outil. Pas d’outil, pas de résultat.
Je crois qu’on ne peux que se réjouir de la vulgarisation de la photographie et avant tout de la popularisation de l’outil “appareil photo”. Aujourd’hui, ce qui était réservé à une caste de professionnels est accessible au plus grand nombre. Oh oui, je sais, on ne parle pas des mêmes standards, mais faut-il dépenser des milliers d’euros pour faire une bonne composition.
Combien de photographes ont eu la chance de commencer à shooter avec du matériel pro ? Combien de temps vous a-t-il fallu avant de pouvoir vous acheter le bas de gamme du bas de gamme étant gamin ?
Aujourd’hui, (presque) tout le monde a la chance de pouvoir essayer.
Le tour de force de l’architecte est, à mon humble avis, d’avoir su estomper le côté massif du bâtiment grâce à sa forme. Les courbes, l’utilisation du bois, l’aspect organique de la structure m’a fait oublier ses dimensions. Les messins, un peu mesquins, l’appellent la maison des Schtroumpfs alors que l’édifice tient plus de chapeau chinois.
J’ai été un peu déçu par l’agencement de l’intérieur. Le design curviligne de la toiture ne sert qu’à abriter un empilement d’espaces d’exposition et de galeries rectilignes. Pourquoi ne pas avoir poursuivi cette vision courbe dans l’aménagement des volumes intérieurs , comme Gaudi le faisait ?
Je passe sur l’art moderne qu’on y expose, un jour j’écrirais peut-être ici tout ce que j’en pense… le bâtiment mérite le déplacement.
On y tuait des bovins pour en faire de la viande. De nous jours on s’y échange des livres. J’aime bien y passer quand je suis à Paris. Les livres, comme les gens qu’on y croisent, ont du vécu, on y sait de quoi on parle, on prends son temps.
J’ai pris cette photo il y 2 ou 3 ans de ça, avec un bridge de chez Fujifilm si je me souviens bien.
Les photos qui me plaisent le plus ont souvent été prises un peu par hasard. Celle-ci a été prises dans un café un peu rustique dans le centre d’Amsterdam.
J’aimerais bien faire plus de photos de ce genre, dans des lieux publiques, un peu plus près des gens, mais, outre le fait que mes contemporains n’aiment pas être pris en photo dans la rue, les occasions se font rares.